Parent Emmanuel

Témoignage de Parent Emmanuel sorti en 1996
Salut à tous,
Je m’appelle Emmanuel Parent (Manu). Je suis marié et papa de deux enfants de 11 et 8 ans. Je suis sorti de 6ème qualification option construction et travaux publics en 1996.
Mon premier choix d’école en sortant de primaire n’était pas Saint-Joseph, mais le Collège Notre Dame de Bellevue, en internat, à Dinant pour suivre les traces de mon cousin qui lui, sortait de rétho au même moment.
L’austérité et la rigueur du Collège de Bellevue ne m’ont pas plu. N’étant pas épanoui dans cette école trop stricte à mon goût, après discussion avec mes parents, j’ai changé d’école pour débarquer à Saint-Joseph vers le mois d’avril. Cette fin de première année a été rythmée par des grèves à répétition, si bien que nous n’avons plus beaucoup fréquenté les cours jusque la fin juin, ce qui n’était pas pour me déplaire …
Me voici donc déjà en deuxième secondaire où j’étais un peu l’amusette de la classe, toujours prompt à une plaisanterie dans le but de faire rire mes camarades. J’ai d’ailleurs visité le couloir à plusieurs reprises durant ma scolarité.
Étant fort intéressé par les cours de technologie de Monsieur Labar en première et Monsieur Dekoninck en deuxième, j’ai décidé, suivant leurs conseils, de m’orienter vers une troisième technique de transition dans l’option « Dessin de construction », dans un premier temps dans l’optique de devenir prof de technologie (l’enseignement étant une vocation générationnelle dans la famille).
J’ai ensuite suivi les cinquième et sixième technique de qualification option « Construction et Travaux publics », non sans embûches, puisque j’ai dû redoubler la cinquième ; mes professeurs soulignant dans mes bulletins de l’époque, je cite : « une attitude infantile en classe », « un comportement puéril », « manque de sérieux », un « comportement souvent déplorable », « une attitude un peu « clownesque ».
Oui, nous avons passé de bons moments ! Je garde d’excellents souvenirs de cette période : pour n’en citer que quelques-uns : le voyage scolaire à Venise, cette excursion à Coo où, pour un pari, j’avais montré mes fesses à la fenêtre arrière du car, les cours dans les vieilles pièces du château réaménagées en classe, et lors desquels nous ne manquions pas d’ajouter un trait d’humour parfois pinçant, au point de déranger les professeurs, les sorties du midi aux Deux Frères (pas des écoles chrétiennes) ou au Big-Ben, puis la reprise des cours l’après-midi dans un état un peu second, les anniversaires « fêtés » en classe de dessin le vendredi après-midi (nous avons tous eu notre anniversaire au moins deux fois sur l’année), …
Certes, nous avions des comportements un peu puérils, mais toujours bon enfant, je pense. J’estime que cela fait également partie de la construction et du développement d’un individu que de faire quelques bêtises …
Je parviens malgré cette « attitude puérile » à obtenir mon diplôme d’enseignement secondaire qui donne accès aux études supérieures. Vient alors l’heure du choix des études. Pour ma part, je souhaitais entamer un graduat en construction, mais un camarade de classe arriva à me convaincre de tenter des études d’ingénieurs industriels en me disant que nous risquions de regretter de ne pas avoir visé plus haut si nous réussissions un graduat « trop facilement ». Cette réflexion fit mouche ! Il est vrai que nous n’étions pas trop mauvais en math (merci Monsieur Godfriaux) et que les cours à option étaient d’un niveau assez élevé, qui pouvaient bien préparer aux études supérieures (Merci Monsieur Bricourt et Monsieur Halin). Le niveau et la richesse de nos cours généraux m’ont également permis de développer cette ouverture d’esprit nécessaire au développement personnel d’un individu dans la société qui l’entoure (merci Monsieur Donnay et Monsieur Guiot).
C’est donc parti pour une première candidature à l’Institut Supérieur Industriel de Mons (ISIMs) dans le but de faire ingénieur industriel en construction. Cette première année n’a pas été facile, tellement le fossé était grand entre les quelques heures de cours de math et sciences appliquées dispensées dans l’enseignement de qualification et le niveau des cours en math, chimie, physique, mécanique dispensés en première candi d’ingénieur. Viennent en plus s’ajouter les baptêmes estudiantins et guindailles qui en découlent … J’ai donc dû m’y prendre à deux fois pour réussir cette première candi, en quatre sessions d’examens.
J’ai ensuite réussi les trois autres années (ingénieur industriel se faisant en quatre ans à l’époque), pour obtenir mon diplôme d’ingénieur industriel en construction – finalité gestion de l’énergie et de l’environnement avec Distinction.
Vient alors l’heure de rentrer dans la vie professionnelle avec un diplôme avec lequel on n’a aucun souci à trouver un job. J’ai donc débuté ma carrière en tant que gestionnaire de chantier dans une entreprise générale de construction. Étant passionné par le domaine de l’énergie et de l’environnement, j’ai voulu changer de boulot pour entrer dans un bureau d’études d’incidences sur l’environnement dans lequel j’ai travaillé 2,5 ans. Manquant de concret dans ce travail (travail d’étude mais pas d’exécution), je suis parti chez Arcadis en tant que Project Manager dans le domaine des techniques spéciales du bâtiment où j’ai fait de la conception et du suivi de chantier d’installations de chauffage, ventilation, conditionnement d’air, sanitaire. J’ai fait les études et le suivi de chantier de nombreux projets tels que des maisons de repos, des écoles, le centre commercial Rive Gauche à Charleroi.
Depuis fin 2019, j’occupe la fonction de Tendering Manager chez Cegelec, une entreprise faisant partie du groupe Vinci Energies et qui réalise des installations de techniques spéciales dans des centres hospitaliers, industries pharmaceutiques, immeubles de bureaux, centres commerciaux, …
Je retiendrai de Saint-Jo cette bonne ambiance familiale, cette école restant à taille humaine malgré un nombre important d’élèves, cette richesse dans le partage aussi bien de l’enseignant envers les élèves que dans l’autre sens et cette bienveillance du corps professoral.
Je souhaite un bel anniversaire à Saint-Jo !
Témoignage de Parent Emmanuel sorti en 1996

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