Témoignage d’Hughes Mailleux sorti en 1990.

Je m’appelle Hugues Mailleux, j’ai 47 ans. Je suis marié avec Joëlle Labar et nous avons trois enfants : Juliette, Hannah et Lila. Nous vivons depuis 17 ans dans la région de Marseille où je travaille comme Physicien Médical à l’Institut Paoli-Calmettes. Il s’agit d’un CRLCC (Centre Régional de Lutte Contre le Cancer – la France a la passion des acronymes), un type de structure dédié à la lutte contre le cancer et qui n’a pas vraiment d’équivalent en Belgique. La profession de Physicien Médical est assez peu connue. Pour résumer, le travail du physicien médical consiste à gérer les appareils médicaux produisant des rayonnements, à calculer et mesurer les doses produites lors des procédures de diagnostic et de traitement (radiothérapie) et à optimiser ces procédures.

 

Mon premier contact avec l’Institut Saint-Joseph a eu lieu dans mon village d’enfance. L’école libre de Braibant était une antenne de l’institut Saint-Joseph. Il y avait deux classes uniques. Une pour les maternelles et une pour les primaires. J’en garde un souvenir inoubliable. Essentiellement grâce à nos professeurs, madame Dessoy et madame Lozet. L’enseignement était vraiment centré sur le respect du rythme et de la personnalité de chaque enfant. L’objectif n’était pas de remplir nos têtes à tout prix mais bien de nous faire grandir en harmonie avec les valeurs humanistes. Je profite de l’occasion qui m’est offerte pour les remercier du fond du coeur pour ces années qui passèrent comme dans un rêve, dans la camaraderie et l’insouciance de l’enfance et sous leurs regards bienveillants.
Le passage de l’école du village à la grande école de la ville (Ciney) ne s’est pas fait sans stress. Je garde en mémoire mon arrivée à Saint-Joseph, seul au milieu de tous ces élèves inconnus dans cette cour de récrée qui me paraissait immense. Mais l’intégration a été très rapide. Très appliqué au début, je fus par la suite un élève un peu turbulent mais, toujours dans le respect des professeurs. Enfin j’espère… J’ai terminé ma rhéto (option Maths-Physique) en 1990. Par la suite, j’ai étudié les Sciences Physiques aux Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix à Namur et me suis spécialisé dans le domaine de la physique médicale à l’Université de Liège dans un premier temps, puis à l’Institut National des Sciences et Techniques Nucléaires à Paris.
Je garde un très bon souvenir de mes années passées à Saint-Joseph. Les deux choses essentielles que je retiens de mon parcours à St Jo, c’est d’abord l’excellente ambiance qui existait entre les élèves. Ensuite, c’est la patience, l’indulgence et la bienveillance d’un très grand nombre de professeurs et surveillants. C’est cette approche, bienveillante, qui, selon moi, tire les enfants vers le haut et leur permet de s’épanouir et de prendre confiance en eux. Parmi ces professeurs, je me souviens notamment de Paul Gilmard et de ses cours de français précis et agréables à suivre, de monsieur Georges et de sa passion communicative pour l’Histoire, de monsieur « John Boule » et de sa profonde gentillesse. Je me souviens également de mes excellents profs de math. De la rigueur de monsieur et madame Hastir et des séances de questions/réponses avec madame Mansion, de l’humour et de l’indulgence de monsieur Leveau, des cours de gym variés de monsieur Maljean qui me permettaient d’échapper aux matchs de volley-ball pour lesquels je n’avais aucune affinité. Je me souviens enfin des cours de techno d’Aimé Labar, au cours desquels j’ai fabriqué des objets qui garnirent mon bureau pendant des années. J’étais à mille lieues d’imaginer que ce seraient les seuls échanges que j’aurais avec celui qui deviendra, des années plus tard mais à titre posthume, le grand-père de mes enfants.

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