Témoignage de Jérémie Bihin sorti en 2011.
Je suis sorti de Saint-Jo en 2011. Comme j’ai toujours été un grand indécis, j’ai voyagé parmi pas mal d’options différentes : d’abord latin-sciences avec immersion néerlandais, et puis je suis passé en latin-espagnol en 5e, pensant à ce moment-là que je me dirigerais vers des études littéraires ou bien vers l’histoire. J’ai d’ailleurs eu la chance de faire un TFE en histoire avec Mme Tillieux sur l’histoire de deux de mes grands-oncles, l’un s’étant engagé très jeune dans la résistance lors de la seconde guerre mondiale, l’autre dans la Légion Wallonne de Léon Degrelle pour aller se battre sur le front russe… Une comparaison historique passionnante !
Parmi les autres choses dont je me souviendrai à Saint-Jo, je pense aussi à mon voyage Eurodyssée en Roumanie qui m’a marqué à vie, et aussi les spectacles Langues anciennes qui étaient une expérience unique en termes de performance artistique et durant laquelle j’ai rencontré beaucoup de bons amis ! J’ai également été marqué par les cours de français de manière générale… Autant je n’étais malheureusement pas le plus sensible à la littérature classique (promis, j’ai essayé !), j’ai en revanche adoré les exercices d’écriture très poussés de dissertations, de résumés et d’analyses de textes qui m’ont armé pour mes rédactions variées pour les années à venir.
Après Saint-Jo , j’ai une fois de plus complètement bifurqué et ai entamé les études scientifiques et interdisciplinaires de géographie à l’université de Namur. J’ai ensuite enchaîné sur un master et une agrégation à Louvain-la-Neuve avec un bref passage de 6 mois en Erasmus à Helsinki ainsi qu’un mois de terrain au Brésil pour collecter des données de qualité de sols pour mon mémoire. La géographie m’a tout de suite touché pour son coté varié et pluridisciplinaire (parfait pour un indécis comme moi !) et pour sa dimension engagée. En effet, ce sont des études qui sont avant tout centrées sur l’homme, son organisation et ses relations avec son environnement… Très fortement d’actualité donc. Au cours de ces études, on est autant formés aux sciences naturelles qu’aux sciences sociales et économiques, en travaillant par des méthodes variées (interviews et science sociales mais aussi informatique, programmation et statistique poussée…).
Aujourd’hui, je suis retourné à l’université de Namur où je suis engagé comme assistant depuis maintenant 2 ans. Mon travail consiste donc à 50% à encadrer des travaux pratiques des étudiants de bachelier dans des cours principalement liés à la cartographie informatique (je suis un peu le geek de l’équipe, avouons-le) et à 50% à réaliser une thèse de doctorat dans laquelle je m’intéresse à la cartographie de l’accès aux soins de santé au Sénégal sur bases de méthodes informatiques et statistiques variées. Je pars d’ailleurs bientôt pour un premier voyage au Sénégal pour y rencontrer des partenaires ! Aucune idée d’où cette étrange discipline qu’est la géographie m’emmènera au final, mais pour le moment, c’est varié, concret et passionnant !

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