Didier ELEN Electromécanique sorti en  1980
Petite histoire de mes pas
J’ai accompli mes études primaires à Havelange avec Walter Maes qui ne me quittera pas jusqu’à la fin du secondaire à Saint-Joseph.
Pourquoi Ciney Saint-Joseph, sans doute en partie pour des raisons de facilité de transport plus simple que d’aller à Huy ou à Marche-en-Famenne. D’autre part une bonne partie des jeunes des environs se retrouvaient sur les bancs de Saint-Joseph dont la réputation n’était plus à faire. Je crois me souvenir aussi que mon oncle Guy y avait suivi une formation de chauffagiste en cours du soir B5 à l’école EIC (Ecole Industrielle et Commerciale).
Après ma première « rénové», j’ai choisi immédiatement la 2ème technique attiré par la mécanique et l’électricité dès le départ. Papa avait acheté et installé son garage «voitures» à Havelange donc bon sang ne saurait mentir, j’étais né dans la technique comme mon frère Stéphane et ma sœur Brigitte qui vont me suivre en 81 et en 83.
Mes années à Saint-Joseph se sont déroulées sans soucis particuliers.
Évidemment l’arrivée dans la grande école avec déjà 5 classes de première au lieu d’une sixième primaire d’école de village a été une grande surprise un peu déroutante au départ et tout cela dans un cadre de verdure avec de grands espaces. Je crois me souvenir que j’étais en 1ère, classe B,  avec Willy Borsu. Apparemment il y a plein de bâtiments dans tous les coins maintenant. Je suis curieux de revoir tout cela. Du premier degré, j’ai un souvenir du professeur de math avec sa pipe, Gérard Trompette.
Deux anecdotes : la première, visite chez le directeur Mr Mignolet pour avoir donné un coup de coude dans l’œil tout à fait involontairement à un condisciple sur la cour : difficile de faire passer le « involontaire » ; la seconde vient des expressions truculentes du professeur de mécanique Mr Goffaux lançant des « couillon des Batignolles, … » et aussi rebaptisant pour l’amusement Walter Maes en Sylvère Maes, coureur cycliste célèbre, vainqueur du tour de France en 1936.
En dehors de quelques petites péripéties tout  s’est déroulé sans accros sans doute un peu plus marqué par notre prof de math du supérieur Daniel Job.
C’était une bonne époque, nous étions bien suivis avec un encadrement et des cours de qualité. Le seul reproche : nous manquions de pratique et il n’y avait pas de stages mais je me rattrapais en travaillant avec papa au garage.
En fin de 6ème nous étions poussés par nos professeurs à entreprendre au moins un graduat, mais cela ne me tentait pas.
J’ai cependant reporté mon service militaire d’un an en acceptant un remplacement proposé par le FOREM  chez Quittre, matériel professionnel de boucherie, situé sur la place Monseu. Je m’occupais des réparations du matériel. Situation cocasse obtenue pour l’intérim d’un technicien parti au service militaire.
A son retour, je suis parti et j’ai envoyé des candidatures un peu partout mais pas d’engagement possible tant que mes obligations militaires n’étaient pas accomplies. Donc service militaire.
J’ai ensuite travaillé chez Norbert Mathieu, matériel de bureau, machine à écrire, photocopieurs, dépannage en tout genre, rangement, magasin, … Mais je n’y trouvais pas mon compte de travail technique.
En 83, j’apprends que l’entreprise Olivier Nutal s’agrandissait et déménageait de la rue Sauvenière à l’avenue Schlögel . Je me suis donc présenté en costume 3 pièces, comme on nous l’avait appris à l’école, à l’atelier de réparation. Surprise sans doute d’Olivier Nutal qui conclut l’entretien : «  pour les compétences c’est OK, mais pas le costume … »
Depuis lors je n’ai plus quitté mon emploi de technicien ; je m’occupe des réparations des démarreurs, alternateurs, postes à souder, chargeurs de batterie pour tous les points de vente NUTAL.
J’ai revu quelques condisciples, Walter bien sûr, Hugo, Christian, … mais jamais Luigi Coduti. Je garde un excellent souvenir de notre voyage en Haute Savoie.
J’ai 4 enfants, mais j’ai perdu une petite fille. Je suis grand-père.
L’enseignement maintenant ? Je pense qu’on manque de respect envers les enseignants. Que j’y pense, le métier d’enseignant aurait pu m’attirer si ce n’était cette évolution avec une éducation trop laxiste. Pour le regain de discipline il faudrait peut-être réinstaurer le service militaire.
J’ai beaucoup pratiqué le cyclo en vélo de course avec papa, puis aussi participé aux marches ADEPS.
Havelange 2019

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