Témoignage de Baptiste Burton sorti en 2011.
Baptiste Burton a deux passions : l’ébénisterie et la musique. Deux vies parallèles qu’il mène avec un grand entrain et une immense recherche de créativité.
Lorsque je suis sorti de l’option sciences sociales de St Jo en 2011, j’avais déjà en moi l’envie de faire des études liées à de la créativité. Mais ce choix d’études d’histoire de l’art à l’UNamur ne me correspondait pas. Trop théorique alors que je suis quelqu’un qui a un grand besoin de concret. Et malheureusement, j’ai la maladie de Crohn. Lors de ma seconde première année dans le supérieur, j’ai été victime d’une grave crise et ai dû être opéré, ce qui a mis fin à mes études.
J’ai alors décidé de faire seul le pèlerinage de St Jacques de Compostelle. A partir du Puy-en-Velay, j’ai marché 1600 kms jusque St Jacques. Ce voyage introspectif a duré deux mois et demi. J’ai – grâce à ce voyage- retrouvé une bonne condition physique. Lors des journées, je marchais seul, je me centrais sur moi-même. Un jour, une rencontre avec une jeune Slovène, un autre jour, une rencontre déterminante avec un ébéniste français. Je me suis à nouveau rendu compte que j’avais besoin de concret, de faire quelque chose avec mes mains.
De retour en Belgique, je me suis inscrit dans un cycle de qualification en ébénisterie à l’IATA à Namur. J’étais dispensé des cours généraux puisque j’avais mon CESS.
Avec l’accord de mes profs, je faisais le double d’heures en pratique. J’y ai appris le dessin technique, les matériaux et les techniques du bois. En 2017, je me suis rendu compte que l’ébénisterie en soi n’allait pas déboucher facilement sur un emploi. J’ai alors décidé de suivre des cours de menuiserie à l’IFAPME en cours du soir. J’ai notamment fait un stage à la menuiserie Pirlot à Achêne. Un peu plus tard, j’ai suivi une formation d’un mois et demi au FOREM à Libramont. J’ai appris la découpe numérique et suis devenu ce qu’on appelle un opérateur CNC. Dans ce domaine, j’ai fait un stage chez Inkutlab à Bruxelles, une entreprise spécialisée dans les nouvelles technologies de découpe au laser et en CNC. On crée des objets de design et on fait du branding publicitaire, ç-à-d qu’on fait notamment des enseignes publicitaires ou des trophées uniques pour des concours. Aujourd’hui, je suis engagé dans cette entreprise de 6 personnes. Je suis heureux d’y travailler, car je fais ce que j’aime.
J’ai une seconde vie : je joue dans un groupe d’Indie Folk. Notre groupe s’appelle Winter Woods. On fait une musique folk plus douce, plus émotive avec un côté introspectif. Je ne suis pas le seul ancien de St Jo dans ce groupe, car Maximilien Toussaint, sorti un an avant moi, y joue aussi.

Nous sommes en train d’enregistrer notre premier album dont le titre sera Rosewood. En anglais, rosewood, c’est synonyme de palissandre : c’était le bois de ma première création d’ébéniste, une guitare !
Notre groupe prend de l’essor. Le 19 juillet, on va jouer sur Classic 21 ( en direct du Belvédère à Namur), le 20, on sera aux Francofolies de Spa et le 21 , on donnera un concert à Vielsalm avec Marka. Si vous voulez nous voir et surtout nous entendre, on sera au festival Solidarités fin août à Namur et puis aux Fêtes de Wallonie, toujours à Namur. Là aussi, je suis heureux car je fais ce que j’aime. Même si quatre heures de répétition par semaine sont nécessaires et qu’on joue souvent en concert.
De mon passage à St Jo, je retiens l’ouverture d’esprit ainsi que l’aide des enseignants lorsque la maladie me handicapait. Lorsqu’il fallait se remettre à niveau, je pouvais toujours compter sur la coordination efficace de l’éducatrice du troisième degré de ce temps-là, Madame Stevens.
Ce serait un grand plaisir pour moi si vous veniez à un de nos prochains concerts. Je vous attends ! Si vous voulez suivre notre actualité, rendez-vous sur la page Facebook de Winter Woods ou sur notre site web www.winterwoodsmusic.com !

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