Liéko Valérie

Témoignage de Valérie Lieko sortie en 1990.
Quel changement de taille entre la petite école de Mohiville (nous étions 9 en classe) et l’Institut Saint-Joseph que j’intégrais en première année de rénové. Je craignais être noyée dans la masse, j’ai très vite adoré. Depuis, ce sont de belles vibrations que je ressens à l’évocation de cette douce parenthèse qu’auront été ces six années passées dans cet établissement. On ne se rend pas toujours compte de la chance que l’on a de recevoir un enseignement de qualité et de surcroît, prodigué dans un cadre agréable. Alors, avant toute chose, je tenais surtout à dire (écrire…) MERCI, à tous mes anciens professeurs et ce, dans toutes les disciplines.
Après St-Jo…
Juin 1990. Choisir, c’est renoncer… J’aimais tout autant le français, l’histoire que les sciences pures et dures. Journalisme ou médecine ? Ma fibre humanitaire et l’envie d’agir concrètement ont pris finalement le dessus. En 2002, j’ai terminé ma spécialisation de pédiatrie à l’UCL, puis obtenu une surspécialisation en neuropédiatrie à l’UCL et en France.
Maintenant, il vous faudra vous munir d’une mappemonde pour trouver de minuscules points perdus au milieu d’un océan…
Fin 2003, avec mon conjoint, nous partons pour La Martinique. L’Outre-Mer français semblait une destination intermédiaire entre l’Afrique et l’Europe, une terre métissée à mon image. Après la venue de notre deuxième fils, nous avons vogué, comme dans la chanson de Laurent Voulzy, d’île en île (La Réunion où pointera le bout du nez de notre fille, puis Karukera alias la Guadeloupe, ensuite Marie-Galante…).
En 2014, nous posons nos valises sur l’île de Saint-Martin. Peut-être, parce que l’endroit a quelques similitudes avec la Belgique : divisée en deux, avec un « French side », un « Dutch side » et l’anglais comme langue commune. J’en profite pour remercier Monsieur Volvert pour son enseignement rigoureux des langues. Sinon, c’est sur ce caillou de 80 km2, que l’un de mes premiers amours que j’avais délaissé pour la médecine est revenu me titiller : l’écriture. Le premier roman (disponible via Amazon) fut la concrétisation d’un rêve inachevé. Le dernier en date, « Disparitions en eaux turquoise », fut un titre prémonitoire, puisqu’en septembre 2017, nous avons été frappés par le -devenu célèbre -ouragan IRMA. Un paysage paradisiaque qui se transforme en un décor apocalyptique, une expérience de mort imminente. Une pensée pour tous ceux qui ont été traversés par un « ouragan », que ce soit une maladie grave, le décès d’un proche… Valentin, mon neveu, tu nous manques.
Et Ciney, dans tout cela ?
Cette petite ville gardera toujours une place très spéciale dans mon cœur. Chaque été, je ne manque pas d’y faire un tour. Retrouver la famille autour d’un barbecue ; revoir le kiosque de la Place Monseu où mon grand-père jouait de la musique ; m’asseoir à la terrasse d’un café et lever un verre au souvenir de ma grand-mère qui savait si bien faire rire ; offrir à mes enfants ce cornet de frites, avec la sauce samouraï ou andalouse qu’ils me réclament dès la sortie de l’avion… Toutes ces choses simples qui permettent de se ressourcer lorsqu’on vit loin de ses racines.
Mes projets ?
Actuellement, je termine un roman policier qui se déroule dans la région de… Ciney. La boucle est ainsi bouclée, retour aux origines… Si vous voulez mieux découvrir mon travail d’auteure, vous pouvez consulter www.valerielieko.com. Au niveau professionnel, avec mon conjoint, Laurent Barbiot, également médecin, nous voudrions développer encore plus la télémédecine dans La Caraïbe.
Je me permets de porter à votre connaissance, cet article consacré à mon conjoint et moi-même, à l’occasion du tournage à Saint-martin, de l’émission d’Adrien Joveneau, « Les Belges du bout du monde » :
https://www.rtbf.be/…/detail_quelque-chose-en-nous-de-carai…
Longue vie à l’Institut Saint-Joseph, joyeux 175ème anniversaire !!!

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