Goffin Jean-Luc

Témoignage de Jean-Luc GOFFIN ELOM 1974

J’y suis mais où ? Première primaire en 1961    Classe du Cher Frère Marcel.

J’y suis aussi mais où ? 3 A2 1974.
Sur la photo de classe ressurgie de mes souvenirs et de mes tiroirs un seul nom m’échappe, au 2ème rang extrême droite … c’est Michel Ryon élève interne originaire de Hotton.
Un élève est présent sur la photo de 1ère primaire et de 3ème A2 avec moi. Qui est-il ? A voir à la fin.
J’ai suivi la première année primaire à Saint-Joseph puis les autres à l’athénée pour diverses raisons et notamment un déménagement à Anseremme, école où j’ai suivi ma sixième.
Puis comme beaucoup d’autres, en route pour la sixième latine au collège de Bellevue de Dinant, puis la 5ème ; je n’aimais pas cette orientation, les résultats décevants ont suivi. Nous sommes revenus alors à Schaltin et avec le conseil du PMS, l’attrait du technique étant manifeste, je suis entré en 2ème A3 à Saint-Joseph.
Réputation de l’école oblige le degré supérieur A2 électromécanique a suivi avec Daniel Job comme titulaire et professeur de math, Joseph Goffaux en mécanique et Jean-René Mignolet en électricité puis Gérard Moreau quand Jean-René Mignolet a remplacé André Petitjean à la direction.

Courte anecdote partagée avec Jean-Marie Wilmet : nous étions envoyés au concours SKF (roulements à billes) par Mr Goffaux ; nous avons été à Bruxelles mais le concours ne nous a jamais vus … La supercherie a été éventée lors de la proclamation des résultats où nous étions deux inconnus, …

Facéties aussi avec Mr Gérard Moreau, avec des lâchés de billes en classe, essai de le saouler à la fancy-fair, sans succès, …, faisant pourtant honneur au guignolet des frères Mutien et Joseph à l’Escale. Et enfin, lors du module sur l’éducation sexuelle dans le cours de religion dispensé par Melle  Demoulin, ancienne religieuse, les questions cocasses déstabilisantes, …
En dehors des matières techniques d’excellent niveau et du cours de math me permettant d’aider ma future épouse à réussir ses examens de mathématique à l’université, je retiendrai deux points essentiels qui m’ont aidé  et porté : apprendre à apprendre, vivre les valeurs chrétiennes.
Bonheur, fin du secondaire, mon projet de vie, je serai géomètre. Donc je suis parti à l’école Reine Astrid de Mons avec, à ma grande surprise, des cours de néerlandais poussés, moi qui n’avais eu qu’un cours élémentaire d’anglais avec un professeur gentil « surnommé affectueusement John Boule ».
En novembre, je mets fin à mon calvaire, retour à la maison avec la tâche difficile de l’annoncer.
A la gare, je vois l’annonce du recrutement de conducteurs de train. Formulaire rempli aussitôt et quelques jours plus tard, candidature acceptée et annonçant ma dispense de l’examen d’entrée. Eh oui, je suis diplômé 3 A2 électromécanicien quand même. L’écolage viendrait plus tard.
J’ai alors travaillé quelques jours avec le géomètre André Lottin de Ciney.
Habitant à côté de l’Institut de Schaltin, qui accueille des jeunes en difficultés, j’ai aperçu un appel à candidature pour un poste d’éducateur.
Educateur,  animateur de patro, ce sont des cousins sans doute, j’ai postulé et après entretien un vendredi j’ai été engagé illico. Début le lundi suivant.
Et puis est arrivé le courrier de la SNCB annonçant le début de la formation, salaire futur le double presque de celui d’éducateur.
Eh bien, je suis resté à Schaltin, la passion de l’éducation m’avait déjà emporté. J’y ai fait toute ma carrière avec plaisir.
De formation en formation, je suis devenu éducateur A1. Le reste a suivi, d’abord chef éducateur puis adjoint à la direction. Et encore d’autres formations aux noms évocateurs : analyse systémique, gestion de conflits, dynamique de groupe, … Après quelques autres tribulations de carrière au sein de l’Institut, j’ai eu en charge les admissions, le projet pédagogique, … Un problème de santé m’a astreint à réduire mon temps de travail « option Tandem » et j’ai repris mon boulot d’éducateur, puis davantage versé dans l’administration et autres ressources, j’ai suivi une formation pour devenir « Conseiller en Prévention », l’électromécanicien refaisait surface. Là j’ai renoué avec Pierre Petitjean, condisciple de 3 A2, et directeur de l’inspection chez BTV.
Hobby et passion : marié, 3 enfants,  football puis remplacé par les balades en vélo avec mon épouse. Organiste depuis 50 ans à Schaltin écolé par le papa Guiot. Organiste à la chorale sous la baguette de ma fille.
L’enseignement est malade des multiples réformes auquel on l’a astreint avec des missions qui ne devraient pas être les siennes mais celle des parents. Trop de parents abandonnent l’éducation à l’école, avec un travail scolaire non valorisé autorisant des échecs sans redoublement sans reconnaissance pour le travail et le charisme de la plupart des enseignants.
A propos : mon condisciple est Gianni SACCON.

Leave a Reply +

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *