Thirion Stéphane

Témoignage de Stéphane Thirion sorti en 1984.
Stéphane Thirion est journaliste au Soir. Il y commente le cyclisme professionnel depuis presque 20 ans.
Passionné par le vélo dès son enfance, il s’enflamme, comme son papa, pour les envolées de Luc Varenne à la radio. Touché par le charisme de Michel Lecomte venu à Saint Jo dans le cadre d’une présentation des études supérieures, il rejoint l’IHECS à Mons, obtient sa licence en communications sociales puis un emploi à Nord Eclair.
En 1999, il est engagé par Le Soir pour couvrir le cyclisme.
Son quotidien ? Les stages et présentations d’équipes lors des avant saisons, les classiques, les championnats belges et mondiaux, le Tour de la Région Wallonne dont il est une des chevilles ouvrières et le Tour de France qu’il commente depuis 28 ans…. Mais pas que, comme on dit….
Lisez ses articles et vous remarquez tout de suite la proximité qu’il a tissée lentement avec les coureurs et son sens de l’humain. Son style tout en métaphores et calembours s’accorde à merveille avec sa culture générale immense, et cela bien au-delà du cyclisme qu’il magnifie sans lyrisme naïf. Evitant les statistiques inutiles, Stéphane connait le cyclisme et aime les gens qui l’animent. Le vélo le fait toujours rêver et il fait rêver les lecteurs qui, la plupart du temps, après avoir vu les courses à la télévision, veulent retrouver « les leurs » dans leurs efforts quasi surhumains et leurs stratégies d’équipe.
Voir passer les coureurs, c’est aussi profiter d’un sport rassembleur au-delà des différences sociales, d’un des derniers sports de masse gratuits et accessibles. Certes, le cyclisme a traversé des crises, notamment les affaires de dopage et les équipes peinent à trouver des sponsors car la course cycliste n’est pas soutenue par les droits télévisés. Mais Stéphane reste optimiste.
Quatre défis sont à analyser pour lui : la sécurité des cyclistes pour favoriser les entrainements par les jeunes, le nombre d’affiliations en baisse actuellement, le coût du matériel en hausse, et le nombre d’organisations qui a baissé de 30%.
Amateur de Frédéric Dard, admirateur de Pierre Desproges, Stéphane a remporté le Prix Jacques Godet en 2017 pour le meilleur article rédigé par les suiveurs francophones du Tour de France.
Sorti de Saint Jo en 1984, Stéphane, déjà passionné de vélo, avait fait avec sa sœur le pélerinage vers Bouvignes, où habitait Dany Dewez, professeur de latin. La côte St Jacques, ça montait déjà à l’époque et il n’y avait pas de vélo électrique !

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