Beguin Etienne

Voilà, je m’appelle Etienne Beguin : promo Saint-Joseph 1973.
Après un parcours à l’école communale de mon village d’Ohey (maternelles et primaires) je suis entré, contraint et forcé, au petit séminaire de Floreffe (normal vu que le supérieur à l’époque était le cousin de ma grand-mère paternelle) : 2 ans de galère en gréco-latine S.V.P.
Déjà, à l’époque, très indépendant et bricoleur dans l’âme, j’ai pu convaincre mes parents de m’inscrire dans une école technique! Pourquoi à Saint-Joseph à Ciney … Je n’en connais plus les raisons. Que de changements pour moi, tout était différent : l’école, les matières enseignées, l’internat aussi (pendant 4 ans aux Capucins!).
Parfois, je me suis senti désorienté tant il y avait de contrastes : j’étais passé d’un milieu très renfermé à un régime plus ouvert!
Après la période d’internat, j’ai pu acquérir une petite moto Flandria achetée au garage Cosse, tout proche de l’école. Avec André Douhard et Albert Froidebise, nous avons sillonné les campagnes pour rejoindre l’école tous les jours et ce, par tous les temps. Il m’arriva même un jour de tomber devant l’école tant j’étais transis de froid.
Ce qui m’a surtout marqué lors de mon passage à l’école technique de St. Joseph, et qui reste encore ancré en moi, c’est d’avoir reçu un enseignement dont les maîtres-mots sont : précision – travail bien fait – jusqu’au-boutisme.
Mais durant toutes ces années, un démon me hantait : la FERME! Et, à ce propos, je dois rendre hommage à mon père qui a tenu tête pour que j’obtienne un diplôme … au cas où.
Après Saint-Joseph, s’en suivit l’examen de maturité en électricité au jury central , puis un très court parcours à la faculté de Gembloux. Ensuite j’ai suivi des cours du soir de gestion et d’autres vu que je poursuivais toujours le même but : la reprise de la ferme.
Mon service militaire comme opérateur radio-télex terminé (ouf), j’entre comme aidant à la ferme paternelle ; je l’exploite toujours avec mon frère Pierre, aussi ancien de Saint-Joseph.
Parmi les copains, certaines amitiés ont perduré longtemps après l’école, d’autres se sont éteintes bien vite. Malheureusement quelques-uns d’entre eux sont décédés.
Côté vie privée : j’ai épousé une personne qui a fait toute sa carrière de professeur de sciences à Floreffe! Et oui… Mais ce n’est pas là que je l’ai rencontrée. Nous avons deux fils, Olivier et Xavier, tout deux anciens de l’école ; nous avons aussi quatre petites filles.
Côté extra, j’ai oeuvré durant toute ma carrière de « cinsi», et dans la mesure de mes moyens, à la défense de la profession : que ce soit au niveau des jeunes JAP, des jeunes éleveurs et actuellement à la présidence des planteurs de betteraves à l’usine de Longchamps.
Quelques professeurs que j’ai côtoyés durant mes études resteront plus en mémoire que d’autres d’autant que certains étaient toujours en activité lors du passage de mes fils à l’école. Certains ont disparu trop tôt, tel que Mr. Mignolet et d’autres encore.
Bien que j’aime beaucoup voyager, que je sois intéressé par les rallyes automobiles, vu les exigences de mon métier je n’ai pas encore pu beaucoup en profiter!
Pour conclure : l’école est et doit toujours rester un apprentissage pour la vie future, que ce soit au niveau formation intellectuelle et aussi elle sert à apprendre à apprendre. Elle sert aussi à persévérer devant les difficultés de la vie de tous les jours. C’est au pied du mur que l’on apprécie ou pas le maçon. Je reste attaché au fait que la discipline et le respect envers les autres sont des principes fondamentaux de l’éducation.

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