Sevrin Gérard

Témoignage de Gérard Sevrin  sorti en 1979,  option Dessin de construction et travaux publics

 

Ingénieur industriel en construction, administrateur gérant de la SA MACORS Hamois.

Mon face-à-face.
Mes premières émotions de partage et de témoignage.
Avec plaisir et intérêt, je redécouvre ma classe de 6ème de 1979, l’évocation des noms de mes condisciples fait ressurgir des souvenirs pour la plupart épatants et parfois palpitants ; j’ai eu des contacts épisodiques avec quelques uns d’entre-eux : Pierre Beguin, Philippe Labar, Jean-Luc Leclercq, Daniel Monjoie, Marc Adam, Philippe Marlair (décédé), …, avec d’autres également assez rarement Dominique Fondaire, Jean-Marie Férir, Eric Pire, Philippe Petitjean, … Finalement je pourrais peut-être les citer tous … Marc Adam et moi, avons gagné nos premiers gallons à l’école primaire de Haversin.

Les études supérieures ? Et oui c’est important, tous les métiers scientifiques et techniques sont porteurs d’avenir, les besoins sont énormes. Demain si tel ou tel métier s’arrête faute de combattants passionnés, tout s’arrête ici ou ailleurs. Cela vaut vraiment la peine de s’investir.
Fratrie de 5 à la maison, un super cadeau de nos parents nous a conduit à poursuivre des études supérieures. Aussi le discours de nos professeurs incitateurs, porteurs de projets et d’envies de faire comme eux ; ils m’ont inspiré et entraîné : « fais comme moi, tu peux le faire ». L’esprit et le mental sont des leviers incomparables, aussi importants que les capacités apparemment présentes, détectées ou non. Ne jamais dire à un élève « tu n’y arriveras pas, tu n’es pas capable ».
A mon époque, le niveau des études à Saint Jo était super, gage vraisemblable d’une réussite potentielle. Le niveau technique entre autres supportait la comparaison avec mes études d’ingénieur  à Liège.
Je batifole à travers tous mes souvenirs ; rappel à l’ordre, je structure maintenant.
Mon fil rouge ou d’une autre couleur débute par l’école primaire de Haversin  avec Marc Adam, puis naturellement je suis entré au collège de Bure en habits « Latin Math ». Trois premières années du secondaire. Cette orientation ne faisait pas mon bonheur, j’y étais mal à l’aise sans vraiment pouvoir l’exprimer. En échangeant mes sensations, mon beau-frère Dimitri Ignatieff, ancien de Saint-Joseph,  m’a aiguillé vers cette école ; une rencontre avec Désiré Halin, et mon choix s’est porté vers l’option « dessin de construction » .
Dans les résidus de ma mémoire Saint Jo, il y a les défilés, la fancy-fair, les expositions ; nous avions envie d’y être, activités fédératrices d’un état d’esprit forgeant une identité avec une convivialité débordante. La plupart de nos professeurs étaient stimulants avec une mention particulière pour Robert Votion, professeur de français extraordinaire, cultivé, stylé, …
Ma filiation à l’école est très fusionnelle, excusez du peu, dès mon entrée, du jour au lendemain, j’ai été porté vers le haut, ouverture vers une passion et un métier futur. Saint Jo a fait de moi ce que je suis maintenant. Ecole émettrice d’ondes positives invitant au respect des autres, …
La piste aux étoiles de ma passion s’est poursuivie avec les études d’ingénieur industriel made in Liège, ville attrayante, …, d’autres amis y avaient pris leurs « quartiers » et mon frère y habitait. Alors l’ISIL, Institut supérieur industriel liégeois, qui proposait toute une panoplie d’options et celle qui m’avait animé à Saint-Joseph « Construction Travaux Publics ».
La présentation de mon mémoire m’a permis de faire une rencontre qui allait se révéler déterminante pour mon avenir professionnel. Après une année complémentaire en « Gestion d’entreprise », ma rencontre s’est matérialisée par un contrat de travail auprès de l’ASBL TERRE avec pour objet le développement des panneaux acoustiques PAN-TERRE sur le site de GLAVERBEL. Trois années où j’ai appris entre autres à piloter une équipe d’anciens de GLAVERBEL ayant perdu leur emploi. Un de nos clients était Claude Macors pour lequel nous avons résolu un problème de mise en œuvre des panneaux.
Marié, habiter à Liège et travailler à Charleroi n’était pas viable à long terme. Nous nous sommes relocalisés dans notre région natale. J’ai quitté Terre pour une société de construction de Tenneville.
Entre-temps, j’avais été contacté pour effectuer un intérim de professeur  à Saint-Joseph.
De fil en aiguille, les choses n’arrivant jamais par hasard, Claude Macors m’ayant gardé dans son petit carnet, sa société prenant de plus en plus d’expansion, il m’a proposé de faire partie de son équipe.
Et voilà, j’y suis.
Comment je vois l’enseignement ? Nous avons une chance extraordinaire par rapport à beaucoup d’autres pays d’avoir un patrimoine aussi ouvert, on peut quasiment suivre n’importe quelle filière et option en fréquentant dans une large mesure l’école de son choix sans que le coût soit insurmontable. Le revers vient de l’évolution de la société qui amène un dénigrement du noble art de l’enseignant dont l’aura a pâli au fil du temps. Les balises de qualité se sont sans doute fourvoyées par une réduction non avouée des exigences qui devait conduire à zéro échec en bannissant le redoublement.  L’excellence ?
Il importe de donner du sens aux apprentissages afin de mieux susciter l’intérêt.
Mon épouse et moi avons 3 enfants 30, 25, 24 ans qui ont eu aussi un parcours Saint Jo, donc participation aux animations Générations Saint Jo obligée, …
Gérard Sevrin.

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