Liard Florence

Témoignage de Florence Liard sortie en 2003.
Florence Liard est archéologue et historienne de formation. Elle est spécialisée en archéométrie des céramiques et travaille en ce moment à Bordeaux.
J’ai fait toute ma scolarité à l’Institut Saint-Joseph, entre 1988 et 2003. Je garde d’excellents souvenirs de mon passage à l’ISJC – et ce malgré, il faut l’avouer, quelques plaisanteries un peu douteuses. Je me souviens de l’odeur et la texture du dentifrice généreusement appliqué sur mes cheveux – et ce durant mon sommeil, le/la fourbe ! – lors d’un voyage d’étude à la cité des sciences de la Villette… Un dentifrice à la menthe, marbré de bleu et de blanc, si ma mémoire est bonne.
Ayant choisi l’option sciences-maths, j’ai pu bénéficier d’un excellent enseignement tout au long de ces six années. Je me souviens en particulier de la gentillesse de Madame Fraipont, de la patience de Mr Leveau, des jeux de mots toujours surprenants de Mr Delsemme, de l’humour de Mr Delobbe, de la passion de Mme Brassine pour la biologie… et de l’insistance de Mme Latour à nous enseigner que le chocolat n’est pas considéré comme un produit laitier par les diététiciens !
Tout ce que j’ai appris à l’ISJC m’a beaucoup aidé dans mes études universitaires. Dans le secondaire, j’étais persuadée de vouloir faire des études en sciences : sciences vétérinaires, géologie ou architecture. Je me suis finalement orientée vers l’archéologie et l’histoire, avec une spécialisation en archéométrie des céramiques pour ma thèse de doctorat (soutenue en 2015 à l’Université Catholique de Louvain). J’ai ainsi pu combiner mes deux passions pour les sciences appliquées et le passé de l’Homme. Une aventure chaque jour nouvelle, qui m’a menée au cours des dix dernières années à travailler en Grèce et en Crète, à Rome, à Venise et à Bordeaux, et à explorer un petit bout de la Turquie, de la Californie, de la Catalogne et de l’Ontario à l’occasion de différents séjours de recherche et conférences. En citant ces lieux, je réalise que l’on pourrait croire que je travaille dans la viticulture… Ce qui m’amène à me remémorer l’étonnement non dissimulé de Madame Brassine lorsque, en pleine rédaction de mon Travail de Fin d’Etudes sur l’« Agriculture Biologique », je lui avoué mon souhait de m’orienter vers l’archéologie…: « L’archéologie ! Mais pourquoi un TFE sur l’agriculture biologique, alors ?! ». Seize ans plus tard, je peux enfin lui donner une réponse ! Sans doute parce que je cherchais confusément à étudier les différentes richesses que recèle la terre (cela dit, je me demande s’il y a bien un fil conducteur dans ce paragraphe…).
Mais quoi qu’il en soit, je suis sûre que Mme Brassine me pardonnera, puis d’ici le 20 septembre je suis pratiquement certaine de trouver des arguments percutants. Je serai très heureuse d’être présente aux retrouvailles. J’espère revoir de nombreux anciens et professeurs auxquels j’ai souvent pensé au cours des dernières années. Je me réjouis de pouvoir demander leurs nouvelles, et de partager un bon moment de convivialité à nous remémorer « le bon vieux temps ».

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