Poty Mickaëlle

Témoignage de Mickaëlle Poty sortie en 2008.
Après avoir fait toutes ses études maternelles, primaires et secondaires à St Jo, Mickaëlle Poty a obtenu un Master en Architecture d’intérieur à l’Ecole Supérieure Artistique St Luc à Liège et travaille maintenant dans une société spécialisée dans les aménagements extérieurs.Aux deuxième et troisième degré du secondaire, j’étais en sciences sociales-arts d’expression. Je garde un souvenir marquant de la pièce de théâtre – plutôt une comédie musicale en fait- que nous avions préparée en 6° année. Elle s’appelait Le Cabaret du Bout du Monde et je me souviens que chanter et jouer devant un public était très stressant mais aussi très formateur. On a appris en quelque sorte à vaincre sa timidité.
Madame Diez, notre professeure, était très chouette. Par sa compréhension et son dialogue, elle nous donnait confiance et on était libres de s’exprimer. J’ai joué avec Geoffrey Descy, Martin Lacroix ou encore Angélique Legru qui travaille aujourd’hui en Egypte.
A vrai dire, quand je suis arrivée à la fin de mes humanités, je ne savais pas ce que j’allais choisir comme études supérieures. J’avais un vague attrait pour la décoration. J’adorais redécorer ma chambre et cela m’avait donné une idée… je suis allée voir l’Institut St Luc à Bruxelles et l’Institut St Luc à Liège. L’option « architecture d’intérieur » a retenu mon attention. J’ai fait un Master en 4 ans, suivi d’une année d’agrégation pour enseigner. J’ai eu beaucoup de cours de dessin, de matériaux de construction , de projets qu’on réalisait en ateliers. Finalement, il n’y avait pas de paliers dans ces études. On progressait par son travail et sa volonté d’aboutir seul ou en groupe à des réalisations concrètes. Le fait par exemple de faire des maquettes m’intéressait. Des études où on alliait théorie et pratique. Je me rappelle de cours de scénographie où il y avait de l’animation. Pour faire des études comme cela, il ne faut pas spécialement venir d’une école secondaire artistique. Il faut travailler, avoir des idées et être concret. Cela me convenait bien. Et St Luc est une chouette école avec une grande convivialité, beaucoup de projets inter-options et de vernissages d’expos. Cela bouge tout le temps !
Par contre, trouver un emploi a été difficile. Cela a été dur de constater qu’il n’y a pas tant d’emploi que cela dans le domaine. Si on n’a pas de moyens financiers à la base, difficile de s’installer dans le monde des indépendants. J’ai donc accepté de faire tout autre chose : j’ai travaillé dans un café, puis dans un restaurant, puis dans une société qui aménageait des cheminées chez des particuliers. Tous ces jobs m’ont appris des choses. Je les ai vécues comme bonnes à prendre. L’ambiance de travail est importante. C’est ce que j’ai découvert dans la société qui m’emploie maintenant, la société Fortemps de Soumagne qui vend des meubles extérieurs haut de gamme. J’y travaille comme conseillère. On me laisse aussi la responsabilité de la décoration du magasin.

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