Simon Laurent

Laurent Simon, 
Sorti en 1997 de la section technique de qualification en dessin de construction.

Directeur adjoint de l’Institut Communal d’Enseignement Technique de Bastogne.

16 ans… Il y en a des souvenirs accumulés en 16 ans. Pour beaucoup d’anciens, évoquer Saint-Jo s’apparente à raconter une histoire merveilleusement longue à nos enfants. Ces derniers décrochant sans doute après quelques minutes et nous laissant seul avec notre nostalgie. Génial !! Cette histoire, j’ai aujourd’hui l’occasion d’en écrire une partie. Aux plus téméraires d’entre vous, je vous remercie déjà d’être arrivés au bout.
Tout d’abord, Saint-Joseph était une évidence. Nous habitions le quartier du Tienne à la Justice et mes grands-parents, rue Verte Voie. Mon papa et ses frères y avaient également fait leurs études.
Et me voilà, petit bonhomme, chez madame Bernadette, madame Myriam, madame Sylvie, madame Henin, Madame Carine… Tiens… j’étais pourtant bien chez les Frères, non ?
Ces années maternelles et primaires furent un réel bonheur pour moi. Les copains, les copines, les cours de récréation où on tapait la balle de tennis contre le mur, grimpions sur les tuyaux du préau ainsi que sur le toit pour chercher les ballons et jouions aux billes dans un cadre magnifique.
C’est une période où les passions émergent et grâce à monsieur Mazy, le sport est devenu pour moi l’une d’elles. Et nous étions quelques-uns à attendre le cours de gym avec impatience et à nous disputer la victoire sur la piste d’athlétisme, les parcours d’obstacles dans la vieille salle en bois, les cross de la Fancy Fair et j’en passe… avec pour apothéose, les fabuleuses classes de neige à Melchtal en Suisse.
Voici l’entrée en secondaire. Même école mais quel changement pour moi. La bande de copains est répartie dans diverses classes, certains ont changé d’établissement et mes repères sont quelque peu bouleversés… Etant aujourd’hui directeur adjoint d’une école secondaire, je suis particulièrement attentif à ces élèves qui entrent dans la « Grande Ecole ». Heureusement, je peux m’appuyer sur une formidable équipe de professeurs qui font de l’accueil en septembre une véritable réussite.
Ma scolarité est également plus compliquée à l’adolescence. Je tente des études en deuxième Latine. Je suis Veni, j’ai Vidi mais je n’ai pas Vici… Heureusement le professeur de technologie, monsieur Aimé Labar, me motive avec des mots positifs et me conseille de me diriger vers l’enseignement technique.
La suite du parcours se déroule sans embûche avec simplement le regret du clivage stupide entre les différentes formes d’enseignement. Celui-ci étant encore bien présent de nos jours. Je suis fier de nos techniciens et ouvriers qui sortent de nos écoles techniques riches de connaissances et d’or dans les doigts.
Grâce à mon professeur de langues, monsieur Yvan Rodrigue, dit Roy, je découvre les USA, le Canada et la Norvège. Quelle chance d’avoir pu participer à ces voyages.
Le lien avec le sport se poursuit au secondaire. Après un passage à l’ARCH en 5ème et 6ème primaires, j’userai le mur d’escalade de l’Institut durant près de 10 années. Tous les vendredis soir, samedis matin, les vacances, au Spider’s Club, c’est un rassemblement de copains se lançant dans les prémices d’un nouveau sport. Nous nous sentions comme des pionniers à la découverte de nouvelles aventures. Grimper comme Patrick Edlinger en écoutant du rock et tout cela sous l’œil avisé de monsieur Christian Mailleux et de sa femme Clotilde qui nous encadraient. C’était le début d’une belle histoire qui m’emmena vers l’escalade en falaise et la haute montagne.
Aujourd’hui, Saint-Jo est toujours bien présent dans ma vie, et ces quelques photographies mentales de professeurs, camarades de classes, voyages et anecdotes nourrissent ma fonction actuelle. Il y a aussi l’enseignant qui vous marquera tout au long de votre vie par les richesses éducatives et humaines qu’il vous aura transmises. Tous les professeurs cités en font partie et je rajouterais monsieur Claude Donnay, professeur de français, pour nous avoir encouragé à raisonner librement, monsieur Jean-Jacques Etienne, professeur de dessin, pour son souci de nous rendre plus précis, monsieur André Guiot, professeur d’histoire pour sa disponibilité et sa gentillesse, monsieur Luc Bricourt, professeur de cours techniques pour cette rigueur nécessaire en entamant des études supérieures et monsieur Raymond Matagne mon titulaire en première secondaire pour son respect et sa bienveillance. Une pensée aussi pour monsieur Bernard Desille, éducateur au grand cœur. Il y avait un peu de vous dans ma manière d’enseigner et je vous en remercie. Chers enseignants, n’ayez crainte de marquer positivement vos élèves, ils s’en souviendront plus tard !
Pour finir, et aux élèves actuels qui me liraient, je conseillerais de suivre votre scolarité dans les domaines qui vous passionnent. Soyez maîtres de vos choix et si vous avez optez pour une filière technique, ne survolez pas la matière, faites des recherches approfondies des différents sujets et méthodes de conception. Ainsi, vous deviendrez les meilleurs techniciens et ouvriers de demain.

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