Kinard Didier

Didier Kinard ELEC sorti en  1981 technicien AIEC
Ma classe
Sur la photo de classe, je reconnais tout le monde sauf Jean-Pierre Bibot, dont je ne  suis pas certain. Gérard Coulon de l’option chauffage était avec nous, seul dans l’option cette année-là.
J’ai commencé mon parcours scolaire à Saint-Joseph à l’école primaire dans les classes aux Capucins les 4 premières années, puis les deux dernières années rue Courtejoie dans l’ancienne école avec Jacky Chardomme  et Michel Rouard si ma mémoire est bonne.
On montait des Capucins à la rue Courtejoie répéter pour le défilé dans la cour de l’ancienne école.
Très tôt, j’ai été attiré par tout ce qui était technique. J’ai suivi ma première rénové puis je suis passé en 2ème professionnelle avec Mr Lefébure. Tous les métiers manuels m’attiraient.
En 3ème, j’ai choisi l’électricité, c’est ce qui me plaisait le plus surtout que c’était l’électricité du bâtiment pour commencer.
Puis la suite logique au 3ème degré avec l’électricité toujours mais plus industrielle.
Le prof qui m’a le plus marqué, c’est Maurice Lambion, le meilleur, au-dessus du lot, super technicien, avec une manière d’expliquer assez géniale, très motivant créant une super ambiance. Il y avait aussi Mr Mailleux et Mr Marchal pour les travaux pratiques. Malheureusement Mr Lambion est décédé en cours d’année ; son horaire a été distribué entre tous les autres professeurs, mais ce n’était plus la même chose …, ressort un peu cassé.
Comme nous étions nombreux à la maison, on faisait de petits boulots pour notre argent de poche : livreur de pains, barman même pendant le temps de midi (avec carte d’identité spéciale avant 16 ans). A ce sujet, il m’arrivait de rentrer en retard à 13 h 00, les professeurs et l’éducateur Mr Desille se montraient plutôt compréhensifs. Strict mais convivial.
Nous avons eu la primeur d’avoir la première fille dans notre option, Michelle Evrard ; je crois me souvenir qu’elles étaient trois, outre Michelle, il y avait Joëlle en qualification technique et puis aussi Brigitte qui était plus jeune que nous.
Petite anecdote mais pleine de sens pour illustrer l’ambiance dans le groupe, nous avons décidé de repeindre notre classe du pigeonnier qui était relativement délabrée, le samedi. Mr Motte doit certainement s’en souvenir. Cela existe-t-il encore ? Et oui le pigeonnier est toujours là avec un prénom différent Horta mais toujours Pigeonnier.
Avec Mr Warnon, nous avons fait l’installation détection incendie à l’internat. On s’est vraiment bien amusé, on travaillait beaucoup, on ne faisait pas attention à la fin de l’horaire, ce qui était en cours était toujours achevé avant de partir.
Les professeurs nous apparaissaient comme passionnés par les élèves et leur métier. Est-ce encore comme cela ?
Outre la qualification, Saint-Joseph a ouvert mon esprit, a développé ma sociabilité et m’a appris à gérer les situations.
A la sortie j’ai eu l’occasion d’entrer à la SNCB comme électricien. Mais j’ai préféré être engagé chez Eucher pour la vente et la réparation de matériels électriques surtout de l’électroménager. J’y suis resté pendant deux ans.
Viendra alors d’autres boulots liés à ma polyvalence pour tout ce qui était pratique: Pichelotte de Gesves au service entretien  et aussi au restaurant. Mission : les déjeuners, puis entretien et logistique des salles de conférence, réception des clients, puis smoking pour le service du soir. Pendant 6 ans à raison de 60 heures par semaine. Trop pour avoir une vie de famille. Puis ardoisier avec un de mes frères et ensuite chez Condrobat.
Finalement, j’ai été engagé comme fontainier avec un boulot de technicien électromécanicien à l’Intercommunale des Eaux du Condroz. J’ai 4 enfants.
Tout ce parcours a été rendu possible en bonne partie par la formation reçue et aussi par l’état d’esprit que l’école a développé en nous. Nous étions au top.  Mots clefs : convivialité, humain, respect, …
Didier Kinard

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