Vincent Thierry

JOUR J-115 : Témoignage de Thierry Vincent sorti en 1974.
 
Thierry Vincent est gérant de sociétés. A Ciney, depuis 1951, le nom Vincent est associé à la décoration et à la rénovation de bâtiments.
Je suis sorti de St Joseph en 1974. J’ai donc encore connu quelques Frères dont un directeur, le Frère Marchand. Des souvenirs amusants ?
Allez, il y a prescription ! Je me rappelle qu’avec des condisciples- dont je tairai le nom – nous avions réussi à faire boire plus que de raison un surveillant d’internat pour… lui dérober la clef du bureau du directeur de l’époque et aller dans son bureau pour subtiliser des questions d’examen. On avait voté démocratiquement pour décider à qui on allait les donner (je n’ai pas dit vendre !). Un seul élève avait dit non, ici aussi, je ne donnerai pas son nom !
Après mes études à Saint Joseph, j’ai été joueur professionnel au Standard de Liège pendant 4 ans. J’ai joué avec Piot, Van Moer, Sigurdvinsson et Gerets. En même temps, j’ai tenté des études supérieures mais combiner les deux a été impossible. J’ai été gravement blessé au genou, ce qui a signifié la fin de ma carrière professionnelle. Mon papa Victor VINCENT qui avait créé en 1951 une société de décoration et de peinture en bâtiments, m’a donné l’opportunité d’apprendre un métier et de rejoindre son entreprise qui est alors devenue familiale.
Suite à son décès en 1986, j’ai dû reprendre les manettes de l’entreprise aidé par mes frères.
Aujourd’hui, je travaille en famille, notamment avec mon fils Sébastien sorti en 2004 de St Jo. Nous gérons ensemble une équipe d’une vingtaine de personnes pour 3 sociétés d’exploitation. Nous gérons également deux sociétés immobilières (avec mon frère Philippe et Christiane, l’épouse de Roland). La concurrence dans le monde de la décoration est réelle et nous nous sommes spécialisés dans la qualité. L’ambiance chez nous est familiale. Nous arrivons à 6 heures du matin pour le briefing d’avant journée et nous sommes là pour accueillir les équipes de retour en fin de journée. Même maman, à 92 ans, s’y met en préparant les tartines pour certains d’entre nous !
Mon frère Roland a participé à l’aventure familiale. Chacun se souvient de sa formation en sciences économiques et de sa carrière d’enseignant à St Joseph pendant de nombreuses années. Lors de son décès il y a sept ans, notre famille a été marquée par les nombreuses marques d’affection et de reconnaissance de ses anciens élèves, pour qui il fut un professeur motivant et compétent. Il avait du charisme, était l’expression qui revenait le plus souvent. Dans notre entreprise, Roland gérait la comptabilité. Il faisait des journées de 15 heures de travail et travaillait aussi le WE.
Je sais que Roland a compté pour St Jo. Pour moi aussi. Il était moins impulsif que moi et savait tempérer chacun. On a eu du plaisir à travailler ensemble. En privé, il savait raconter encore et encore. Il s’adaptait à tous les publics avec un entrain incroyable et un vrai souci des gens. Ce qui ne l’empêchait pas de partir dans un rire tonitruant en racontant des blagues parfois osées… en riant bien avant la fin de ses blagues qu’il racontait pour la quarantième fois ! On ne s’ennuyait jamais avec lui. Et ses compétences comptables étaient hors normes.
Pour se détendre, les 3 frères et quelques amis se retrouvaient chaque week-end pour partager de bons moments au golf de Méan.
Peut-être Roland partagerait-il ma vision du travail après 40 années de carrière : « pour pouvoir, il faut savoir et vouloir. » Un message que nous adresserions ensemble aux jeunes de St Joseph ?

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