Camus Fabrice

JOUR J-103 : Témoignage de Fabrice Camus sorti en 1992.

Je m’appelle Fabrice CAMUS et ai été élève de l’Institut Saint Joseph de Ciney, promotion 1992. J’avais choisi l’option « Sciences-Langues » car j’étais passionné par la chimie, et les cours de chimie prodigués par Mme Latour n’ont fait qu’attiser cette passion. Je garde un souvenir intact des laboratoires, de l’odeur particulière des locaux, de la toute première expérience « explosive » du sodium dans l’eau…
Les autres disciplines m’ont aussi réservé de très bons souvenirs, mais les meilleurs sont les « week-ends de biologie » (surtout celui de 6è dans le Pas-de-Calais) et le programme d’échange linguistique « Lingua » à Dublin (Irlande).
En quittant l’ISJC, ma passion intacte pour les sciences m’a donné l’envie d’en découvrir plus, et je me suis inscrit à l’Université de Namur, qui s’appelait encore les Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix. J’y ai décroché ma Licence en Chimie, puis un Diplôme d’Études Approfondies (DEA, il n’y avait pas encore eu les Accords de Bologne) en Physique et Chimie des Matériaux Inter-faciaux et des Systèmes Mésoscopiques, pour terminer par un Doctorat ès Sciences, orientation Sciences Chimiques en 2003, en collaboration avec l’Institut de Recherche Servier (France). Durant tout ce parcours universitaire, je me suis spécialisé dans la détermination de la structure de molécules pharmaceutiques par cristallisation et diffraction des Rayons X.
A la fin de cette thèse, grâce à la Fondation Bernard Gregory, qui propose des offres d’emploi aux docteurs en Sciences, j’ai postulé début 2004 à une offre de Post-Doctorat à l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) : un laboratoire de cristallographie et de détermination structurale par diffraction des Rayons X et par Rayonnement Synchrotronique (en collaboration avec les synchrotrons de Grenoble et de Villingen) venait d’ouvrir ses portes et était dirigé par un luxembourgeois en quête de chercheurs. Et, en mai 2004, je quittais la Belgique, pour m’installer durant les 4 ans du Post-Doctorat en Suisse, au bord du lac Léman. Quel endroit magnifique !
Et puis voilà ! On s’installe en Suisse, on rencontre une compagne et on oublie l’échéance des 4 ans ! A cette époque, la Suisse n’avait pas encore ouvert ses frontières, et mon permis de séjour était soumis à des quotas. Il me fallait donc rapidement trouver un autre travail. Ma spécialisation en radiations ionisantes (Rayons X et Rayonnement Synchrotronique) m’a alors ouvert les portes de l’Institut de Radiophysique Appliquée qui dépendait du Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV) à Lausanne en 2008. Cette fois, c’est avec la radioactivité que j’ai dû me familiariser : radio-physique et imagerie médicales, radio-pharmacie, contrôle qualité de générateurs radio-isotopiques, manipulation de sources radioactives ouvertes, …
Un jour, lors d’une discussion informelle, un collègue m’a demandé si, dans mon réseau, je ne connaissais pas des personnes à recruter pour travailler dans son service. Devant ma réaction un peu désabusée, il m’a initié à l’utilisation des réseaux sociaux (LinkedIn, Facebook, …) pour retrouver d’anciens collègues qui pourraient être intéressés, aux portails d’emploi pour débaucher des personnes encore inconnues mais en recherche de nouvelles opportunités, il m’a aussi initié au métier de chasseur de tête (contacter une personne déjà en poste, pour le débaucher et lui proposer un autre poste).
Cet aspect mêlant les sciences, l’hospitalier, et les ressources humaines m’a fortement intéressé. C’est ainsi qu’en 2012, je quittais le CHUV pour une année de spécialisation dans le recrutement scientifique chez Aston Life Sciences : rencontrer le client en manque de personnel, comprendre son besoin par ma formation scientifique, publier des offres d’emploi, fouiller les CVthèques des portails d’emploi, faire le chasseur de tête en utilisant les réseaux sociaux, analyser les candidatures reçues, faire passer des entretiens d’embauche, soumettre les dossiers aux clients, permettre la rencontre entre un candidat qui cherche du travail et un client qui cherche du personnel.
C’est ainsi que, en rassemblant ma formation scientifique (FUNDP), ma connaissance de la recherche scientifique (EPFL), ma connaissance du milieu hospitalier (CHUV), et ma spécialisation en recrutement (Aston Life Sciences), j’ai rejoint en 2014 la société Manpower Suisse, plus précisément la filiale « Médical et Sciences » à Lausanne, en tant que Consultant. On y retrouve des points similaires à ceux évoqués précédemment, avec cependant des aspects plus financiers et commerciaux : fidéliser le portefeuille de clients déjà acquis afin de pérenniser la collaboration, constituer un nouveau portefeuille en prospectant de nouveaux clients qui seraient potentiellement intéressés par les profils que nous possédons dans notre banque de données, négocier les facteurs commerciaux lors de missions intérimaires, négocier les prix d’achats de dossiers lors de placements fixes, gérer tout l’aspect des ressources humaines en ce qui concerne le candidat.
Maintenant, me diriez-vous, je suis bien loin, tant géographiquement que professionnellement de l’Institut Saint Joseph ? Et bien non, car grâce au réseau professionnel et aux bons contacts qu’il est possible de conserver avec ses anciens professeurs, je suis depuis plus de 10 ans actif en tant que membre externe du jury des 6è Techniciens Chimistes !

Leave a Reply +

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *