Herbiet François

JOUR J-110 : Témoignage de François Herbiet sorti en 2000.
Je m’appelle François Herbiet, j’ai 37 ans, et je suis papa de deux garçons de 8 et 5 ans.
J’ai suivi mes études à Saint-Joseph entre 1993 et 2000. J’ai terminé celles-ci en option de Qualification en Electromécanique. J’ai ensuite poursuivi des études d’ingénieur industriel à l’ISI Pierrard à Virton.
A la fin de mes études, Monsieur Job, le directeur de l’école technique m’a appelé pour me demander de donner des cours d’électricité en remplacement. J’ai exercé le métier de professeur durant 6 mois.
En janvier 2005, les Ets Ronveaux à Ciney m’engageaient en tant que Responsable de Projet en Electricité. Un poste que j’occupe encore actuellement. Mon travail consiste à étudier, organiser et superviser des travaux en électricité industrielle, notamment au niveau d’ouvrages d’art comme l’ascenseur de Strépy, de stations de pompages pour la SWDE, ou de signalisation ferroviaire pour Infrabel.
Je n’ai pas pour autant coupé les ponts avec Saint-Joseph, puisque depuis 2005 je suis un des membres du jury de qualification.
Pourquoi j’ai choisi Saint-Joseph ? Parce que mon frère et ma sœur y étaient déjà. De plus, mes parents exerçaient la profession d’agriculteur. Ils n’avaient pas le temps de nous conduire tous les jours à l’école, et Saint-Joseph disposait d’un internat.
Mes meilleurs souvenirs à Saint-joseph ? Ce sont les 2-3 derniers mois avant la fin de la rétho. C’était la fin d’un cycle. Les profs étaient plus conciliants, on avait plus de liberté et de responsabilité. Il fallait en profiter avant de rentrer dans le grand bain du monde professionnel.
Cela s’est clôturé par un barbecue chez moi avec toute la classe. Les participants à cette fête se reconnaîtront…
Les profs ? Tout au long de ma période à Saint-Joseph, de très bons profs m’ont donné cours. Mr Vossen, Mr Etienne, Mr Dumortier, Mr Mailleux, Mr Donnay, etc…, leurs objectifs étaient de tirer tous les élèves de la classe vers le haut pour qu’ils sortent de l’école avec un bagage conséquent.
A l’époque on suivait même des cours de math le mercredi après-midi. Allez dire cela aux élèves d’aujourd’hui… En fin de rétho, Mme Alexandre nous a motivé à continuer des études supérieures. Si quatre élèves de ma classe ont réussi des études d’ingénieur, c’est un peu grâce à elle.
Un petit mot pour Monsieur André Guiot qui avait la pénible tâche d’enseigner les matières d’histoire et religion à des électromécaniciens. Ce ne fût pas tous les jours facile, mais dans le fond tous les élèves l’estimaient.
Permettez-moi de profiter de ce témoignage pour encore remercier tous ces professeurs.
Comment je perçois l’enseignement d’aujourd’hui ? Cela fait 14 ans que je suis un des membres du jury de qualification à Saint-Joseph. Durant cette journée, j’examine les connaissances des élèves dans les matières techniques. Cela me permet d’avoir un regard critique sur l’enseignement d’aujourd’hui.
Force est de constater que le niveau de connaissance des élèves est en baisse. Au lieu d’incriminer ceux-ci : « Ils sont lunatiques, ils n’ont aucune motivation, etc… », je pointerai plutôt du doigt le monde politique. Toutes ces différentes réformes qui se succèdent, entraînent un lissage vers le bas de l’enseignement et une diminution de l’autorité du monde enseignant. Je prendrai deux exemples : Echec à l’échec (on ne double plus) et les recours.
L’avenir de Saint-Joseph ? Tous les acteurs de l’institut Saint -Joseph doivent se baser sur le vécu de leur établissement afin de donner un avenir aux étudiants, et par conséquence à toute une région.

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