Chaboteaux Martine

Depuis 2011, Martine Chaboteaux est la directrice du Centre PMS Libre de Dinant.

 

J’ai fait mes années primaires et mes années secondaires à St Joseph. De ma rhéto, je retiens quelques faits marquants. Tout d’abord le projet Démocratie et Barbarie lors du cours d’histoire de Monsieur Georges. Nous avions accueilli un ancien résistant bien connu à Ciney, Monsieur Jadot, par ailleurs ancien directeur de l’école primaire. Il y avait 50 ans que la guerre s’était terminée et l’école avait mis cela en avant. On avait été au Fort de Breendonck, un moment fort qui se répétait d’année en année. Je me rappelle aussi des voyages Eurodyssée à Irun et Bergamo. L’école a vraiment le souci de pratiquer l’ouverture à la culture de l’autre. Je garde aussi de solides amitiés nées à l’école et qui perdurent dans le temps.
Mais le moment le plus fort de la rhéto fut le test d’orientation que tous les élèves de rhéto passaient avec Christian Renert, le directeur du CPMS Libre de Dinant. Influencée par le résultat de ce test, je me suis dirigée vers une licence en psychologie que j’ai effectuée à l’ULG. Après mon mémoire, Christian Renert m’a engagée comme conseillère et j’ai travaillé pendant 11 ans pour les élèves de St Joseph, de Cousot Dinant, de l’IND Dinant et de Thynes. En septembre 2011, j’ai été désignée comme directrice du CPMS Libre de Dinant à la succession de Christian Renert.
Aujourd’hui, je coordonne une équipe de 11 personnes, dont 9 ETP. Une équipe de psychologues, d’infirmières et d’assistants sociaux. Je supervise son travail en ayant des contacts avec d’autres services pour articuler notre action. Le Centre PMS Libre de Dinant, ce sont 7800 élèves pour 14 écoles fondamentales et 7 écoles secondaires. Mon job, c’est d’accorder la priorité absolue au bien-être de tous les élèves. En ayant un regard extérieur et une position méta. Il y a nombre de situations difficiles. Ce qui me frappe, c’est la complexité des systèmes familiaux, le nombre croissant d’enfants et d’ados en situation de mal-être. Il me semble que les difficultés arrivent de plus en plus tôt dans la scolarité, parfois dès le maternel. En équipe, nous souhaitons intensifier le travail en maternel avec un pédopsychiatre. On va pouvoir engager une logopède pour soutenir les équipes éducatives à l’éveil et à la construction du langage par l’enfant.
Quelques satisfactions dans mon travail ? En 5 ans, nous sommes passés de 8 à 70 projets d’intégration d’enfants de l’enseignement spécialisé en enseignement ordinaire et pour des enfants de l’enseignement ordinaire en grande difficulté. Et il y a eu en école les Cellules d’Education à la Vie relationnelle, affective et sexuelle en collaboration avec les AMO et les Centres de Planning familial. Mon métier est passionnant car je suis toujours en train d’apprendre. Je n’ai jamais voulu en changer. Plus que jamais, un Centre PMS peut et doit contribuer au lien entre école et famille. Demain, les CPMS signeront une convention avec les écoles au niveau de leurs plans de pilotage. Notre rôle est de soutenir les élèves, les familles mais aussi les éducateurs et les professeurs. Je trouve que les démarches participatives sont des démarches positives.
Un fil rouge de mon action est – chaque fois que je le peux – de tenter d’aider les enfants, les jeunes à avoir confiance en eux.

 

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